Un randonneur senior se promène seul au-dessus du lac d’Aiguebelette dans les Alpes françaises ce 27 mai 2021 et utilise son téléphone portable pour déterminer sa position alors qu’il s’est éloigné du sentier escarpé. Rejoignant le chemin, il glisse et tombe, perdant connaissance lorsque sa tête heurte le sol.
Reprenant conscience peu de temps après, il réalise qu’il a perdu son téléphone lors de sa glissade et se trouve incapable de bouger. Heureusement, ayant toujours sur lui sa balise personnelle de localisation (PLB) 406 inscrite au Registre français, il la déclenche et se trouve vite identifié. Les données MEOSAR sont rapidement transmises à l’ARCC Lyon (Armée de l’air française) en charge des alertes des balises terrestres.
Malheureusement, des coordonnées d’urgence obsolètes et certains détails aéronautiques ayant été renseignés pour cette PLB 406 à usages multiples compliquent d’autant la tâche des sauveteurs pour déterminer la véritable nature de l’urgence. En effet, du temps doit être consacré à vérifier ces informations extraites du registre français des balises et à confirmer s’il s’agit bien d’une opération SAR terrestre et non aéronautique.
En raison du terrain montagneux et boisé, les hélicoptères dépêchés ne sont pas en mesure de recevoir le signal de ralliement sur 121,5 MHz transmis par la balise. Cependant, avec les données de localisation envoyées par le FMCC et les informations d’un témoin, l’hélicoptère de la Sécurité civile réussit à identifier le site et une équipe de secours est déposée par hélicoptère à 17h50 UTC.
Notre randonneur est ensuite transféré avec sa balise à l’hôpital de Chambéry qu’il quittera sain et sauf dans la soirée, rentrant chez lui pour se reposer mais avec une balise émettant toujours.
En effet, lors de son bilan hospitalier, les murs épais de l’hôpital ont bloqué la transmission, mais une fois à l’extérieur, la balise retransmet à nouveau des alertes au Système Cospas-Sarsat.
Aucun bouton « Off » n’est présent sur ce type de PLB, et le randonneur n’avait aucune idée de la façon de l’empêcher de transmettre. Après un peu de repos suite à son calvaire, sa balise a finalement pu être désactivée lorsque des policiers envoyés par l’ARCC Lyon le lendemain matin sont venus frapper à sa porte pour faire neutraliser le signal !
